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VMC : VMC : tout savoir

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Jérôme, Artisan, Haute Savoie

Jérôme, Artisan, Haute Savoie

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L’installation d’une VMC, simple flux ou double flux pour moins de déperdition de chaleur, nécessite des raccords, des gaines, des bouches d’extraction, un caisson de répartition et une sortie de toiture. Indispensable pour le renouvellement d’air de l’habitat, les VMC réduisent l’humidité et assainissent l’air. 

Caractéristiques importantes

  • VMC simple flux
  • VMC double flux
  • VMC gaz
  • Dimensions VMC
  • Gaines de VMC
  • Bouche d'extraction
  • Grilles d'entrée d'air
  • Raccords
  • Sortie de toiture

Ventilation mécanique contrôlée : description et utilité


Qu’elle soit contrôlée ou répartie, la ventilation mécanique a pour mission de renouveler l’air ambiant en chassant l’air pollué depuis les pièces principales jusqu’aux pièces humides (dites de service) où il est évacué. L’air circule grâce à des passages d’air (de 1 à 1,5 cm) aménagés sous les portes intérieures ou, à défaut, via des grilles de transfert d’air.
 
Si avec la VMC l’ensemble du système est connectéavec la VMR nul besoin d’un réseau de gaines puisque chaque pièce est munie d’un aérateur indépendant. Mais dans un cas comme dans l’autre, la ventilation mécanique permet de lutter contre la pollution de l’air intérieur, souvent plus pollué que l’air extérieur, contre l’humidité, les moisissures, et d’éliminer les mauvaises odeurs tout en améliorant le confort thermique.

VMC signifie Ventilation Mécanique Contrôlée. C'est un dispositif qui force constamment l'extraction ou le recyclage de l'air ambiant d'un logement et permet ainsi de le renouveler. Ce renouvellement d'air garantit sa qualité et permet par la même occasion de chasser l'humidité et les odeurs. La VMC est un système de ventilation reposant sur plusieurs éléments :
  • le caisson d’extraction, le plus souvent placé dans les combles. Un moteur y actionne un ventilateur qui permet de faire circuler l’air dans tout le logement et de l’expulser à l’extérieur ;
  • des bouches d’entrée d’air placées en hauteur dans les pièces de vie (dans les menuiseries ou directement dans les murs) qui assurent le renouvellement d’air frais en l’aspirant depuis l’extérieur dans le cas d’une VMC simple flux ;
  • des bouches d’insufflation remplaçant les entrées d’air dans le cas d’une VMC double flux ;
  • des bouches d’extraction placées elles-aussi en hauteur dans les pièces humides ;
  • des gaines reliant les différents éléments de la VMC entre eux ;
  • des accessoires comme les raccords ou les manchons destinés à relier deux éléments, les réducteurs qui font de même pour des éléments de diamètre différent. Ou encore la sortie de toiture qui, raccordée à la gaine de refoulement, évacue l’air vicié ;
  • éventuellement d’un caisson de répartition qui, depuis le réseau de distribution d’air principal, le répartit pour alimenter plusieurs bouches ;
  • des pièges à son qui, sous la forme de manchons équipés d’un dispositif anti-bruit, s’installent généralement derrière les bouches d’extraction pour limiter les nuisances sonores.
Tout logement doit être équipé d'une VMC, c'est une obligation légale (entrée en vigueur le 24 mars 1982). En fonction de la pièce et de sa surface, du nombre de pièces du logement, le volume d'air extrait est différent. Il existe une réglementation qui définit le volume minimal à extraire pour chaque pièce (Arrêté du 28 octobre 1983).

Les pièces qui doivent impérativement bénéficier d'une extraction d’air sont la cuisine, la salle de bains et les toilettes. En d'autres termes, une VMC est garante de la bonne qualité de l'air et de la salubrité d'un logement.

Les principaux types de VMC

VMC simple flux

L'extracteur met en dépression les pièces où se trouvent les bouches d'extraction, créant ainsi une aspiration de l'air frais extérieur par les grilles d'entrée d'air. L'air extrait s'évacue par un conduit sur le toit du logement. L'avantage d'une VMC de ce type est quelle est relativement simple à installer, qu'elle ne nécessite pas de gros travaux et qu’elle n’est pas chère.

En revanche, l'air étant renouvelé par l'air extérieur, cela entraîne une surconsommation du chauffage (surtout en hiver ou par temps froids). L'isolation phonique des pièces ventilées peut aussi s'en ressentir car les sons sont véhiculés par les gaines. On parle alors de circulation d'air à sens unique. Deux types de VMC simple flux sont à distinguer.

VMC simple flux autoréglable 

Le volume d'air extrait est réglé par les occupants. Le réglage peut se faire de différentes façons : directement sur les bouches d'extraction en modifiant l'ouverture des trappes, et/ou via un commutateur qui modifie la vitesse de rotation du groupe d'extraction (généralement les groupes sont à deux vitesses). Dans certains cas, le volume d'air entrant peut également être réglé par des grilles ou des bouches d'entrée équipées d’ouïes (coulissantes ou à volets).


VMC simple flux hygroréglable 

Le volume d'air extrait est défini par le taux d'humidité ambiant. Soit ce taux est calculé par le groupe d'extraction lui-même, qui adapte sa vitesse de rotation et son débit, soit chaque bouche d'extraction est équipée d'une sonde et régule l'ouverture de la trappe en fonction du résultat. Cette seconde solution est plus performante car elle assure une ventilation efficace pièce par pièce. Certains systèmes disposent également de sondes sur les bouches d'entrée d'air.


VMC double flux 


Elle fonctionne sur le même principe qu'une VMC simple flux : mise en dépression du logement et extraction de l'air ambiant. Le renouvellement aussi se fait grâce à l'aspiration de l'air extérieur. La grande différence est qu'une VMC double flux est en plus équipée d'un échangeur thermique

L'hiver, cet échangeur récupère les calories de l'air extrait (par définition chauffé) et les réinjecte dans l'air frais aspiré (en le « préchauffant »).

L'été, c'est l'inverse qui se produit car l'air ambiant est normalement plus frais que l'air extérieur. Cela permet donc de réinjecter de l'air rafraichi dans le logement. Une VMC double flux est de base un système hygroréglable.

Son coût plus élevé est à mettre en parallèle avec les économies de chauffage et de climatisation qu’elle permet de réaliser et le confort qu’elle apporte. De plus, la VMC double flux limite les bruits extérieurs puisqu’il n’y a plus de bouches d’entrée d’air. Elle est néanmoins plus complexe à installer et nécessite une bonne isolation thermique du logement.

VMC double flux thermodynamique 

Avec la parution des derniers textes réglementaires concernant les performances énergétiques des logements (RT 2012), de plus en plus d'habitations sont équipées d'une VMC double flux thermodynamique. Cela permet de viser la labellisation du logement : HPE (hautes performances énergétiques) ou en encore BBC (bâtiment basse consommation).

L'entrée d'air frais est unique. Cela permet d'une part de le filtrer correctement, et d'autre part de contrôler sa température. En effet, il est de plus en plus courant de coupler une VMC double flux thermodynamique avec un dispositif de géothermie : l'air frais est aspiré à bonne distance du bâtiment et est acheminé via un réseau souterrain. Un échange thermique se fait donc avec le sol, préchauffant l'air l'hiver et le rafraichissant l'été. Cela peut se traduire par un puits canadien ou un réseau géothermique.

Comme vous vous en doutez, le coût d'une telle installation est nettement supérieur à celui d’une VMC simple flux. Elle demande aussi une isolation de bonne qualité pour le bâtiment concerné, et une installation plus complexe. Toutefois, étant donné les économies réalisées sur le chauffage et/ou la climatisation, la VMC double flux reste une bonne solution, fiable et performante.

 VMC gaz : la ventilation mécanique contrôlée gaz



La VMC gaz fonctionne sur le même principe que la VMC simple flux. Elle permet d’évacuer non seulement l’air vicié du logement, mais également par le même réseau de gaines les produits de combustion d’une chaudière ou d’un chauffe-eau à gaz.
 
La VMC gaz nécessite par contre des bouches d’extraction capables d’assurer un débit à extraire plus important, ainsi qu’un dispositif de sécurité afin que la chaudière ou le chauffe-eau s’arrête en cas d’arrêt de l’extracteur. Un entretien régulier, effectué par un professionnel, est également indispensable.

Pour des raisons de sécurité et de fonctionnement de la chaudière, le débit d'air extrait est conséquent ce qui n'est pas très économique en chauffage. De plus, en cas de problème d'extraction, la combustion du gaz se fait mal, ce qui devient alors très dangereux. C'est un type de VMC qui tend à disparaître.

La ventilation mécanique répartie

La VMR fonctionne sur le même principe que la VMC, mais sans nécessiter l’installation d’un réseau de gaines. Les pièces à vivre sont ainsi équipées de bouches d’aération, tandis que les pièces humides comportent chacune un aérateur individuel, ces différents modules n’étant pas connectés entre eux.

Les types d’aérateurs individuels d’une VMR 

Il existe deux types d’aérateurs individuels de VMR, mais tous doivent être d’une puissance adaptée au volume de la pièce :
  • les aérateurs individuels permanents, qui fonctionnent en continue et renouvellent ainsi très efficacement l’air ;
  • les aérateurs individuels intermittents, que vous allumez et s’éteignez en fonction de vos besoins.

Avantages et inconvénients d’une VMR

 Moins onéreuse, mais aussi plus rapide et plus facile à installer qu’une VMC en l’absence d’un réseau de gaine, la VMR est idéale en rénovation. L’aération est précisément adaptée à chaque pièce et à son taux d’humidité.
 
C’est également une solution de ventilation basse consommation, les extracteurs ayant besoin de moins de puissance puisque le circuit d’extraction d’air est plus court. La VMR nécessite également un entretien réduit et est moins bruyante qu’une VMC.
 
Le principal inconvénient de la VMR est le même qu’avec une VMC simple flux, c’est-à-dire l’impossibilité de contrôler la température et la qualité de l’air entrant.

Critères de choix de son appareil de ventilation

L'installation d'une VMC, quel que soit son type, est la clé pour un bâtiment saint sans humidité, sans moisissures ni mauvaises odeurs récurrentes. Il faut donc choisir un système de VMC capable d'assurer en permanence un bon renouvellement de l'air. Ce renouvellement s'exprime en m3/h (mètres cubes par heure), c'est la caractéristique principale d'un groupe d'extraction. 

Pour vous aider dans votre choix, voici un tableau récapitulatif, qui vous donnera en fonction du type de logement et/ou de bâtiment, le débit d'air minimum réglementaire pour chaque pièce.
 

Type de logement

Débit cuisine

(en m3/h)

Débit salle de bains

(en m3/h)

Débit WC

(en m3/h)

1 pièce

75

15

15

2 pièces

90

15

15

3 pièces

105

30

15

4 pièces

120

30

30

5 pièces et plus

135

30

30

Les composants d'un système de VMC

Un système complet de VMC, quel que soit son type, est un ensemble d'éléments qui ont chacun un rôle et un but précis. En dehors du groupe d'extraction qui est le cœur du dispositif, un réseau VMC est constitué des équipements suivants.

Gaines de VMC


Les gaines relient le groupe d'extraction aux différentes bouches réparties dans les pièces. Le diamètre des gaines est donc un paramètre important qu'il faut respecter :
  • pour une cuisine la gaine aura un diamètre de 125 mm jusqu'à 100 m3/h, et 150 mm au-delà ;
  • pour la salle de bains et les WC, les gaines auront un diamètre de 80 mm.
Ces gaines peuvent être en :
  • PVC souple nu ;
  • PVC souple isolé (enrobé de laine de verre) ;
  • aluminium nu ;
  • aluminium isolé (enrobé de laine de verre).
La majorité des gaines est circulaire mais pour la rénovation (où par définition la place est souvent limitée et le passage des gaines difficiles), il en existe des rectangulaires (aussi appelées « gaines plates »). Il existe également des gaines rigides en polyéthylène nommées « conduits rigides ». Ces conduits servent à évacuer l'air vicié vers la sortie de toiture ou encore de passer d'un étage à l'autre d'un bâtiment.

Bouche d'extraction 

La première chose à savoir est qu'une bouche d'extraction, quel que soit son type, doit avoir un diamètre de raccord compatible avec le manchon ou la gaine en place. Pour la salle de bains ou les WC, le diamètre est de 80 mm. Toutefois, pour la cuisine, il peut faire 125 ou 150 mm. Assurez-vous de prendre une bouche d’extraction du diamètre correspondant à la gaine qui équipe votre cuisine. La mise en place d'un réducteur n'est pas recommandée car le changement de diamètre entre la gaine et la bouche modifie l'extraction de l'air et peut devenir bruyante.

Pour bien choisir vos bouches, prenez en compte les caractéristiques suivantes :
  • le type de bouche soit autoréglable ou hygroréglable ;
  • le diamètre de raccordement ;
  • le débit et/ou la plage de débit de fonctionnement ;
  • option de débit complémentaire ;
  • option de détection de mouvement.

Grilles d'entrée d'air pour VMC simple flux

Eléments clés car c'est par ces grilles que l'air frais entre dans le logement. Les grilles d’entrée d’air sont le plus souvent installées sur les menuiseries des fenêtres (pour les grilles de type « rail »). Elles disposent pour la plupart d'un système anti-insectes et d'un déflecteur côté extérieur pour limiter les infiltrations d'eau ou les ruissellements par temps de pluie. Certaines marques proposent aussi des volets ou des obturateurs. Pensez aussi au bruit venant de l'extérieur. En fonction des modèles, vous aurez ou non la possibilité de poser, en plus de la grille, un capot acoustique.

Pour faire votre choix, considérez les éléments suivants :
  • le débit d'air ;
  • la taille de la ou des grilles (pour découper vos fenêtres) ;
  • les options  (anti-insectes, déflecteur, couleur, acoustique, etc.).

Raccords, manchons et réducteurs 

Constituer un réseau de VMC induit de tirer, brancher et raccorder plusieurs éléments entre eux. Pour y parvenir, à l'image d'un réseau de plomberie, vous allez avoir besoin de pièces spécifiques.

Les raccords


Ce sont les éléments qui lient les gaines aux autres pièces. Ils sont en adéquation avec le diamètre des gaines. Le plus souvent, les raccords sont filetés pour pouvoir être introduit par vissage dans les gaines (qui sont annelées). Certains raccords ont une double fonction car ils se raccordent d'une part à une gaine, et permettent aussi d'y raccorder une bouche d'extraction sur un mur.


Les manchons 


A la différence des raccords, les manchons servent à raccorder deux éléments de n'importe quel type (deux gaines par exemple). Leur longueur est variable et ils ne se vissent pas. Les manchons sont très utilisés en rénovation car souvent il faut faire des modifications de réseau, d'implantation de bouche d'extraction, etc.


Les réducteurs 


Comme leur nom l'indique, les réducteurs permettent de raccorder deux éléments de diamètre différent. Leur mise en place est toutefois déconseillée pour le branchement des bouches d'extraction car cela a tendance à générer un léger bruit.

Sortie de toiture 

L'évacuation de l'air vicié extrait du logement ou du bâtiment se fait hors toiture. Il faut donc installer un élément permettant d'y raccorder la gaine de refoulement du groupe d'extraction, de traverser la toiture et de permettre l'évacuation de l'air. Cet élément s'appelle une sortie de toiture. Il est composé d'un raccord pour y brancher la gaine d'évacuation, d'une platine de couverture, et d'une cloche anti-pluie (ou d'une grille). Il faudra choisir cette sortie sur un critère esthétique car il faut qu'elle soit la plus discrète possible. 

La mise en place reste toutefois délicate car elle doit être faite en hauteur et très consciencieusement pour ne pas créer d'infiltrations d'eau ou de fuites depuis le toit.

Piège à son 

L'air qui circule dans les gaines peut générer des nuisances sonores. Pour remédier à ce problème il existe divers éléments qui limitent le bruit que créé cette circulation d'air : les pièges à son. Ils sont conçus comme des manchons, mais renferment un dispositif anti-bruit (à chicanes, à membrane, etc.). Il suffit de choisir le piège à son correspondant au diamètre de la gaine à insonoriser. Les pièges à son s'installent le plus souvent immédiatement derrière une bouche d'extraction.

Caisson de répartition 


Installés le plus souvent dans les combles ou entre les étages d'un bâtiment et, comme leur nom l'indique, les caissons de répartition répartissent un débit d'air. Le but est de tirer une seule gaine depuis le groupe d'extraction, mais de distribuer plusieurs bouches. Bien entendu, il faudra correctement dimensionner le groupe pour que le débit d'extraction soit suffisant dans chacun des départs du répartiteur. Ces caissons sont très utilisés sur les gros réseaux de VMC, dans les immeubles ou les bâtiments de plusieurs étages.


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Jérôme, Artisan, Haute Savoie
Électrotechnicien de formation, j'ai tout d'abord travaillé dans l'industrie où j'ai installé, câblé et dépanné bon nombre d'installations. Par la suite, j'ai encadré les équipes qui réalisaient ces travaux. Depuis quelques années je vole de mes propres ailes et suis artisan électricien. Avec plusieurs centaines de chantiers à mon actif, un travail bien fait et la satisfaction de mes clients sont mes priorités.

Depuis 6 ans, je restaure et agrandis un chalet au cœur de la Haute Savoie. Mon expérience en travaux et mes connaissances me rendent un fier service. Terrassement, aménagement intérieur, toiture, plomberie, électricité, tout y passe ! Nous avons, ma fille ma femme et moi, presque tout fait nous-même ! Alors répondre à vos questions, et vous orienter ou vous conseiller pour choisir vos outils ? Facile !

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