Mitigeur thermostatique : comment choisir

Guide écrit par :
Albert, Responsable d'activité & rédacteur, Isère

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Installer un mitigeur thermostatique dans la douche ou pour la baignoire c’est choisir le confort en bénéficiant d’une température d’eau idéale et faire des économies car la montée en température est plus rapide. Sécurité anti-brûlure, option corps tiède, entretien de la sonde : tous nos meilleurs conseils.

Caractéristiques importantes

  • Fonctionnement
  • Conditions d'installation
  • Types et options
  • Entretien

Pourquoi choisir un mitigeur thermostatique

En installation neuve, en rénovation de la salle de bains ou tout simplement en remplacement de la robinetterie, préférer un mitigeur thermostatique à un mélangeur ou un mitigeur  c’est prioriser le confort d’utilisation et la sécurité pour toute la famille.

Choisir un mitigeur thermostatique c’est opter pour :
  • un réglage précis de la température ;
  • le maintien de la température réglée ;
  • une sécurité anti brûlure, idéal pour les enfants et les personnes âgées ;
  • un réglage du débit d’eau, pour réaliser des économies et préserver l’environnement.

Fonctionnement d’un mitigeur thermostatique

Le mitigeur thermostatique fonctionne globalement comme un mitigeur classique, mais avec une technologie plus performanteIl comporte deux manettes ou poignées situées de part et d’autre du corps du robinet commandant, respectivement, le débit et la température de l’eau.

Commande de débit

La commande de débit pilote l’ouverture, la fermeture et l’intensité du jet d’eau sans que l’on ait à se soucier de la température préalablement sélectionnée.

Plusieurs modèles sont équipés d’une fonction de réduction du débit d’eau. Grâce à un dispositif de mélange air / eau, cette option permet de limiter le débit jusqu’à 10 litres d’eau par minute ; très utile pour faire des économies !

Commande de température

En réglant la commande de température face à une graduation en degré Celsius (°C), une cartouche thermostatique se positionne et régule les flux d’eau chaude et d’eau froide. Ainsi, l’eau est distribuée à la température choisie, de manière stable, quel que soit le débit.

La plupart des modèles présentent une sécurité anti-brûlure sous forme de butée réglable. Elle est prédéfinie à 38°C ou à 40°C selon les modèles, pouvant être désactivée ou réglée à une température plus élevée, jusqu’à 50°C maximum. D’autre part, en cas de coupure d’eau froide, le mitigeur thermostatique arrête la distribution d’eau chaude.

Technologie corps tiède

Certains modèles sont équipés d’un dispositif d’isolation du flux d’eau chaude et d’un système de refroidissement par circulation d’eau froide.

De cette façon,
le corps du robinet ne chauffe pas au-delà de la température de sortie de l’eau, évitant le risque de brûlure.

Types de mitigeurs thermostatiques

Il existe plusieurs types de mitigeurs thermostatiques, le plus grand choix concerne ceux pour douche et baignoire, mais on en trouve, plus rarement, pour lavabo et cuisine. Voici les principaux types de robinets thermostatiques :
  • mitigeur thermostatique de douche, de pose murale, la plupart des modèles sont conçus exclusivement pour douche. Aux formes plus ou moins élaborées, ils comportent une ou deux sorties d’eau pour colonne et flexible de douchette ;
  • mitigeur thermostatique de baignoire, très pratique par sa conception compacte, de pose murale, il occupe peu de place. Disposant d’un bec et souvent d’une sortie d’eau pour douchette, il bascule en mode douche par simple pression d’un inverseur ;
  • mitigeur thermostatique encastré, parfait pour une douche à l’italienne, il exige des travaux conséquents pour sa mise en place, idéal en construction neuve ou rénovation, il est discret et élégant.

Caractéristiques qualitatives des mitigeurs thermostatiques

Les mitigeurs thermostatiques ont un coût à l’achat sensiblement plus élevé que les autres robinets. Cependant, compte tenu des avantages qu’ils procurent, leur acquisition mérite bien d’être envisagée.

Il en va de même pour leurs caractéristiques qualitatives.

  • Qualité des matériaux : en montant en gamme on trouve, au-delà des surfaces chromées, des matériaux tels que le nickel et le cuivre en sous-couche, assurant une grande durabilité au produit.
  • Ergonomie et finitions : à prendre en considération pour une prise en main simple et une utilisation agréable, tout comme pour répondre à vos exigences en matière de style et de design.
  • Marquage NF : les produits étiquetés NF répondent à des exigences de qualité et de sécurité vérifiées par des organismes certificateurs indépendants.
  • Norme C3 : les mitigeurs comportant cette mention sont économes en eau et satisfont aux exigences des bâtiments à basse consommation et à la norme RT2012.
  • Options : bien que présents dans la plupart des modèles, il en existe certains qui ne possèdent pas de limiteur de débit, ni de technologie corps tiède ou encore de sécurité anti-brûlure, il faut bien vérifier le descriptif du produit pour en être sûr.
  • Garantie : de manière générale, plus le produit est de qualité, plus la garantie du fabricant est longue, il en existe de 2, 5 voire 10 ans.

Conditions d’installation d’un mitigeur thermostatique

L’installation d’un mitigeur thermostatique est déconseillée avec les chauffe-eau instantanés (fonctionnement non optimal). L’idéal étant les productions d’eau chaude sanitaire (ECS) avec ballon à accumulation de type :

Entretien d’un mitigeur thermostatique

Il s’agit de quatre opérations :
  1. Entretien externe : un coup de chiffon ou éventuellement un peu de savon neutre (évitez les produits acides) puis un rinçage sont suffisants, si formation de tartre, appliquez du vinaigre blanc puis rincez.
  2. Entretien de la sonde thermique : pour assurer sa précision, réglez une fois par semaine la température au minimum et faites couler l’eau pendant environ deux minutes.
  3. Nettoyage périodique de la cartouche thermostatique : une fois par an si l’eau est calcaire ou tous les deux ans si elle ne l’est pas, il convient de la démonter et de la nettoyer à l’aide d’une brosse souple et d’une solution à l’eau diluée au vinaigre blanc.
  4. Rinçage du mousseur : pour éviter le dépôt de calcaire, démontez le mousseur et rincez-le tous les deux à trois mois.
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Albert, Responsable d'activité & rédacteur, Isère 91 guides écrits

Albert, Responsable d'activité & rédacteur, Isère

Le jardinage et le bricolage font partie de mon quotidien depuis de nombreuses années. En effet, ayant fait des études dans le commerce, j’ai rapidement évolué vers les métiers du bâtiment et du paysage : technicien, paysagiste et responsable d’activité.

De la maintenance technique d’immeubles à la création et l’entretien des espaces paysagers, en passant par la rénovation de logements, mon expérience m’a permis d’être polyvalent. Au fil de mes différentes activités, les conseils à mes interlocuteurs, particuliers et professionnels m’ont orienté logiquement vers le métier de rédacteur.

C’est donc avec plaisir que je vous apporte aujourd’hui mes conseils de choix d’équipements et produits, tout comme pour la réalisation de travaux permettant d’améliorer le confort à la maison et pour le bien-être au jardin.

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