Fertilisation du sol : amendement et engrais

Fertilisation du sol  : amendement et engrais
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Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne

Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne

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Les plantes prélèvent des éléments nutritifs dans le sol pour assurer leur croissance et leur développement. Il est nécessaire de renouveler ce stock régulièrement au moyen de diverses méthodes qui peuvent être complémentaires : apport d'engrais organiques ou minéraux, paillage du sol, semis d'engrais vert.

Caractéristiques importantes

  • Fumier
  • Compost
  • Engrais
  • Paillage

Apporter des fertilisants


Le moyen le plus direct d'entretenir la fertilité d'un sol, est d'apporter une fois par an du fumier ou du compost. Ces deux produits sont à la fois un amendement, en améliorant les propriétés physiques et la structure du sol, et un engrais en apportant des éléments fertilisants (azote, phosphore, potassium, oligo-éléments, etc.).

Le fumier  

Il est préférable d'employer un fumier composté en tas pendant plusieurs mois (au moins 3 mois), il sera simplement épandu sur le sol en fin d'automne. Un enfouissement superficiel au printemps finira de faire disparaître le reliquat. Comptez environ 10 kg de fumier composté par m².
Si vous épandez du fumier frais, surtout ne l'enfouissez pas, comme on le voit trop souvent : il a besoin d'oxygène pour se décomposer, et il risque de dégager des produits toxiques pour les racines.

Le compost 

Quelques semaines avant l'implantation d'une culture, apportez du compost mûr en l'enterrant très superficiellement. Ne forcez pas la dose : le plus souvent, suivant sa richesse, 5 kg de compost par m2² suffisent largement sur un sol moyennement riche.

Fertilisation supplémentaire 


En règle générale, un apport par an suffit. Cependant, on peut être amené à apporter un supplément de fertilisation notamment en cas de mauvaises conditions climatiques ou d'attaque importante de parasites, pour des cultures gourmandes, ou pour combler certaines carences du sol.
Ce supplément peut bien-sûr être réalisé avec des engrais minéraux de synthèse, mais il est préférable pour la vie du sol, d'utiliser des produits naturels : engrais organiques et purins végétaux.
On les incorpore avant ou pendant la mise en place de la culture ou en cours de végétation selon la rapidité d'action de l'engrais. Ci-dessous quelques exemples d'engrais organiques.
  • Corne broyée et corne torréfiée : riches en azote, à libération lente ou progressive (plus durable pour la corne broyée). 
  • Guano : c'est l'accumulation de fientes d'oiseaux, particulièrement riches en azote, en phosphore et en oligo-éléments. C'est l'un des engrais naturels les plus rapides et les plus efficaces (effet « coup de fouet »). 
  • Sang desséché : riche en azote, également employé pour son action rapide sur les cultures en place. 
  • Poudre d'os : utile pour les plantes à fleurs et celles pour lesquelles la floraison est importante (arbres fruitiers). 
  • Tourteau de ricin : à l'emploi délicat car toxique pour les animaux. 
Les purins d'ortie et de consoude de « fabrication maison » sont également des fertilisants qui peuvent être dilués dans l'eau d'irrigation. Ils apportent une grande quantité d'éléments nutritifs facilement assimilables (surtout azote pour l'ortie et potasse pour la consoude).

Pourquoi préférer les engrais organiques 


Les engrais minéraux provenant de l'industrie chimique, apportent des éléments nutritifs directement assimilables par les plantes. Souvent riches en azote, ils favorisent la croissance mais également une sensibilité plus importante aux maladies et aux attaques de ravageurs comme les pucerons, surtout en cas de surdosage. Les éléments fertilisants, très solubles sont rapidement entraînées par les eaux de pluie et entretiennent la pollution des nappes et des rivières.
Une fertilisation organique, issus de produits végétaux ou animaux, nourrissent les animaux et les microorganismes du sol, qui libèrent progressivement les éléments minéraux assimilables par les plantes.
En résumé, on peut dire que les engrais chimiques nourrissent la plante, alors que la matière organique nourrit et entretient la vie du sol. Attention cependant, car un surdosage d'engrais peut aussi survenir avec des produits naturels.

Adapter la fumure en fonction de chaque culture 

Certaines plantes sont dites gourmandes car elles ont besoin d'un sol richement pourvue en éléments nutritifs (par exemple 5 kg de compost / m²) ; d'autres le sont un peu moins, et d'autres encore ne prospèrent bien qu'en sols relativement pauvres.

Légumes exigeants

en fertilisation

Légumes moyennement exigeants en fertilisation

Légumes peu exigeants

Artichaut, aubergine, céleri, chou, concombre et cornichon, courge, épinard, poireau, poivron, pomme de terre, tomate

Betterave, carotte, panais, poirée, salade (laitue et chicorée), salsifis

Ail, oignon, échalote, fèves, haricot, pois, navet, radis, mâche

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Engrais

Paillage du sol


Le paillage que l'on effectue pour couvrir la terre entre les plantes ou entre deux cultures successives, n'a pas pour seule vocation de maintenir l'humidité du sol en été ou d'empêcher la pousse des mauvaises herbes. En effet, un paillis de matière organique, (paille, tonte de gazon, paillettes, copeaux...) participe aussi à la fertilité du sol en libérant des éléments minéraux lorsqu'il est décomposé petit à petit par les animaux et la microfaune.
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Paillis

Semer des engrais verts


Les engrais verts sont des plantes que l'on sème dans le but, comme leur nom l'indique, de fertiliser le sol.  En se décomposant, les engrais verts restituent en surface les éléments minéraux que leurs racines ont puisé en profondeur. Seigle, lupin luzerne vesce, pois, figurent parmi les principaux engrais verts. De plus, ils aèrent le sol, le protègent des intempéries, et apportent de l'humus, améliorant ainsi la structure du sol.
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Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne 139 guides écrits

Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne
Haut comme trois pommes, je travaillais déjà au jardin familial. C'est peut-être de là qu'est né mon intérêt pour les plantes et le jardinage. Il était donc logique pour moi de suivre des études à la fois en biologie végétale et en agronomie.

 

Accédant à la demande de divers éditeurs, j'ai écrit en 25 ans de nombreux livres sur la thématique des plantes, des champignons (un sujet qui me tient à cœur), essentiellement des guides d'identification dans un premier temps, mais très vite aussi par la suite, sur le jardinage, renouant ainsi avec la première passion de mon enfance.

 

J'ai aussi collaboré régulièrement à plusieurs magazines spécialisés dans le domaine du jardinage ou plus généralement de la nature. Comme il n'y a pas de jardinier sans jardin, c'est dans un petit coin de l'Auvergne que je cultive le mien depuis 30 ans et où je mets en pratique les méthodes de culture que je vous conseille.

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