Comment rempoter une plante

Guide écrit par :
Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne

Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne

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Le rempotage consiste à remplacer le conteneur d'une plante devenu trop étroit par un plus grand. C'est aussi l'occasion de préparer un nouveau substrat en ajoutant de préférence une couche drainante. Grâce à cette action, le végétal retrouve l’espace, le drainage et les nutriments nécessaires pour bien se développer.

Caractéristiques importantes

  • Avantages
  • Période
  • Etapes de rempotage
  • Surfaçage

Pourquoi rempoter une plante

Le rempotage d'une plante est nécessaire pour deux raisons :
  1. La terre contenue dans un pot s'appauvrit en éléments nutritifs, à cause de l'absorption qu'en fait la plante pour se nourrir et par les arrosages successifs.
  2. Les racines ont une croissance continue et se trouvent à l'étroit si on ne leur procure pas un conteneur plus grand.
Le rempotage concerne en général toutes les plantes d'intérieur, les plantes vivaces de balcons, et les plantes d'extérieur en bac soumises à un hivernage sous abri, comme les agrumes.

Quelle fréquence et période pour changer de conteneur

Pour les plantes jeunes dont la croissance est bien active, un rempotage doit avoir lieu tous les ans. Les autres plantes se satisferont d'un rempotage tous les deux ans, voire tous les 3 ans.

Quelques signes nous informent que le moment est venu de rempoter :
  • la plante pousse peu, développe des tiges plus courtes, des feuilles et des fleurs plus petites ;
  • de fines racines sortent par les trous de drainage.
La meilleure période pour changer de conteneur est le début du printemps, au mois de mars, avant la reprise de croissance de la plante. On évite de rempoter une plante en période de floraison. Cependant, il est souvent préférable de rempoter les plantes après leur achat, car elles sont souvent à l'étroit dans leurs pots ou jardinières d'origine.

Rempoter une plante en 4 étapes

1. Préparer le matériel

Il faut prévoir :
  • un pot d'un diamètre supérieur en fonction de la taille de la plante ;
  • du terreau spécial rempotage ;
  • des matériaux de drainage (graviers, billes d'argile expansé, etc.), le drainage est inutile si vous utilisez un pot à réserve d'eau ;
  • du substrat de culture adapté à la plante, prêt à l'emploi ou que vous pouvez réaliser vous-même ;
  • une toile géotextile ;
  • des accessoiresarrosoirtransplantoir, sécateur, griffe, tamis.
  • des équipements de protection individuelle (EPI) : gants de protection, vêtements de jardinage.

2. Préparer le pot


  • Le fond du conteneur doit disposer d'un trou de drainage d'au moins 8 mm de diamètre. S'il s'agit d'un un grand bac ou d'une jardinière, il en faut plusieurs, espacés de 10 cm.
  • En été, le terreau d'un pot installé sur un balcon est exposé à de fortes chaleurs et les racines en souffrent. Pour les protéger, prévoyez une isolation au niveau de la paroi intérieure du conteneur en y plaçant de minces plaques de polystyrène (quelques millimètres d'épaisseur suffisent).
  • Placez au fond du récipient une couche destinée à drainer le terreau et à éviter l'excès d'humidité, de façon à éviter que les racines baignent dans l'eau. Constituée de graviers, de pouzzolane, de tessons de pots en terre cuite ou de billes d'argile expansé, cette couche doit représenter environ 1/6 du volume du conteneur.
  • Pour les pots de grande taille, prévoyez une toile géotextile pour faire office de filtre entre la couche drainante et le terreau. On empêche ainsi ce dernier de venir colmater les interstices de la couche drainante. Prenez soin de remonter les bords de la toile contre la paroi du pot.

3. Dépoter la plante

  • Retournez le pot ancien avec sa plante (ou placez-le en position horizontale) et tapotez-le au fond. Tirez délicatement la base des tiges d'une main vers l'extérieur du pot, tandis que vous maintiendrez le pot de l'autre.
  • Dans certains cas, il peut être nécessaire de briser ou de découper le conteneur pour libérer la motte, c'est-à-dire la masse compacte formée par le terreau et les racines.
  • Cette opération peut être facilitée en arrêtant ponctuellement l'arrosage : le terreau se rétracte, facilitant le dépotage. Evitez cependant de le faire pendant les périodes de chaleur.

4. Rempoter la plante


  • Griffez le pourtour de la motte pour la décompacter, surtout si les racines ont formé un chignon (racines enroulées en spirale autour de la motte). C'est un signe qui indique que vous avez trop tardé avant de rempoter.
  • Déposez une couche de terreau dans le fond du bac et installez la motte au centre, en ayant soin que sa surface soit à 4 ou 5 cm au-dessous du bord du pot.
  • Remplissez le contour de la motte et légèrement la surface de la motte avec du substrat ou du terreau. Tassez ensuite puis arrosez. Le terreau se tasse légèrement après arrosage, remettez du terreau et tassez à nouveau.
  • Vous pouvez ajouter une fine couche de billes d'argile en surface pour maintenir une bonne hygrométrie en limitant les pertes d'arrosage dues à l'évaporation.
  • Ne fertilisez pas tout de suite, attendez au moins 3 semaines.

Le surfaçage : une alternative pour les plantes en bac de gros volume

Pour les plantes poussant dans des pots ou des conteneurs de grandes dimensions, il est difficile d'effectuer un rempotage. On procède alors à un surfaçage, c'est-à-dire que l'on se contente de remplacer le terreau en surface sur un épaisseur de quelques centimètres.
 
Il s'effectue une fois par an, au mois de mars, sur certaines plantes. Voici les plus courantes :
  • ficus ;
  • caoutchouc ;
  • palmier ;
  • philodendron ;
  • yucca ;
  • bougainvillier ;
  • citronnier ;
  • oranger ;
  • plantes de terre de bruyère : rhododendrons, azalées, érables du japoncamélias.

Surfacer une plante en 4 étapes

  1. À l’aide d'une griffe, grattez la surface de la motte en évitant de couper ou endommager les racines.
  2. Enlevez le vieux substrat avec un transplantoir et remplacez-le par un mélange de terreau et de compost ou un terreau que vous aurez enrichi d'un engrais.
  3. Tassez puis arrosez.
  4. Un mois plus tard, apportez un engrais à la plante pour favoriser sa croissance
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Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne
Haut comme trois pommes, je travaillais déjà au jardin familial. C'est peut-être de là qu'est né mon intérêt pour les plantes et le jardinage. Il était donc logique pour moi de suivre des études à la fois en biologie végétale et en agronomie.
 
Accédant à la demande de divers éditeurs, j'ai écrit en 25 ans de nombreux livres sur la thématique des plantes, des champignons (un sujet qui me tient à cœur), essentiellement des guides d'identification dans un premier temps, mais très vite aussi par la suite, sur le jardinage, renouant ainsi avec la première passion de mon enfance.
 
J'ai aussi collaboré régulièrement à plusieurs magazines spécialisés dans le domaine du jardinage ou plus généralement de la nature. Comme il n'y a pas de jardinier sans jardin, c'est dans un petit coin de l'Auvergne que je cultive le mien depuis 30 ans et où je mets en pratique les méthodes de culture que je vous conseille.

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