Comment préparer le sol pour un potager

Comment préparer le sol pour un potager
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Guide écrit par :
Albert, Responsable de service jardinage, Isère

Albert, Responsable de service jardinage, Isère

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Préparer la terre en vue de futures plantations est la condition pour avoir de beaux légumes. Désherbage, amendement puis ameublissement de la terre rime avec binette, terreau, fumier de cheval, fourche-bêche, motoculteur et motobineuse.

Caractéristiques importantes

  • Désherbage
  • Amendement
  • Ameublissement

Bien préparer la terre pour réussir son potager

Le sol est le support du potager. Il est constitué de minéraux, d’eau, d’air et de matière organique. Afin que ces éléments constitutifs se trouvent dans de bonnes proportions pour  accueillir les plantes, il faut bien préparer la terre.

3 opérations principales pour atteindre cet objectif


Ce travail, se résume en trois opérations essentielles :
le désherbage,  l’amendement, c’est-à-dire l’apport de matière organique ou minérale pour améliorer la terre et le labour, autrement dit, le retournement du sol.
Chacune de ces opérations présente des particularités selon qu’il s’agisse d’un potager
classique ou biologique.
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Plantes

Le désherbage : première étape de la préparation du potager


En fin de saison, les herbes finissent par envahir le potager, ou si celui-ci n’existe pas encore, elles sont présentes naturellement. Il convient de les éliminer pour laisser place nette aux futures plantations. Pour cela, il existe
deux techniques principales à mettre en œuvre avant l’hiver. La première consiste en former des mottes, à l’aide d’une fourche-bêche, que l’on retourne au fur et à mesure, sans les émietter. De cette manière, les racines restent au-dessus, et les tiges et feuilles enfouies. Privées de lumière, les herbes dépérissent. La deuxième consiste en les couvrir avec une bâche ou, de préférence, un paillage en toile tissée qui a l’avantage de laisser passer l’eau tout en filtrant la lumière, au bout de quelques semaines les herbes dépérissent, faute de lumière. Ces techniques relèvent d’une optique bio, même si elles sont également utilisées pour une préparation classique du sol.
Une autre technique, plus classique, consiste à arracher les herbes à l’aide d’une griffe ou d’une serfouette et d’une gouge à asperge pour les plantes dont les racines sont plus profondes. Pour arracher à la main celles qui restent après cette action,  il convient de bien saisir la plante par le bas de la tige –le collet– la faire pivoter sur elle-même d’un quart de tour et de la tirer vers soi. Pour finir, on peut couvrir les herbes à l’aide de déchets de tonte produits par la tondeuse à gazon ou par du broyat, produit à l’aide d’un broyeur de végétaux. A noter que la couche de paillage doit couvrir entièrement les herbes et doit présenter une épaisseur supérieure à cinq centimètres pour être efficace.

L’amélioration du sol par l’amendement


La terre du potager doit être
riche en matière organique et en minéraux. Il est important qu’elle retienne suffisamment l’eau, mais qu’elle permette, en même temps, son évacuation. Un sol argileux retient l’eau et peut nuire aux plantations par excès d’humidité. A l’inverse, s’il est sableux, il draine trop et les cultures peuvent subir du manque d’eau. Il faut donc trouver le bon équilibre. Pour un sol argileux, un apport de sable de rivière est nécessaire.
Pour un sol sableux, il faut prévoir un apport de compost
, de fumier de cheval ou  de terreau. A noter que certaines cultures comme les  carottes, les épinards, les brocolis ou encore les haricots se portent bien sur un sol sableux, à condition de les arroser régulièrement et avec l’apport de matière organique.
Dans tous les cas de figure et pour tous les types de sol, l’apport de matière organique est indispensable. Pour cela, il faut effectuer un apport de compost de 5 à 20 litres par mètre carré selon que le sol soit fertile ou pauvre en matière organique. On peut incorporer du terreau universel sans limite de quantité ou du terreau spécifique pour légumes du potager suivant les préconisations du fabricant. L’incorporation d’engrais organiques en granulés, de la corne broyée ou du sang séché en complément, est tout aussi envisageable. Ils présentent l’avantage de rester durablement dans la terre et d’être riches en azote. A noter que l’on peut aisément ajouter du compost produit par soi-même à l’aide d’un composteur ou d’un bac à compost, technique prisée dans le cadre d’une démarche biologique.
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Composteur

Le labour : opération préalable à la plantation


Avant de planter ses légumes du potager
, il faut procéder au labour, c’est-à-dire à retourner la terre. Cette opération est indispensable car elle permet d’aérer la terre et de l’ameublir, c’est-à-dire à la rendre plus souple ce qui facilite le développement des racines. Pour ce faire il y a plusieurs méthodes :
  • le passage d’un motoculteur ou d’une motobineuse ;
  • l’utilisation d’une fourche à bêcher ;
  • l’utilisation d’une biogrif grelinette.
Le motoculteur ou la motobineuse présentent l’avantage d’avoir une vitesse de travail plus élevée qu’avec des outils manuels. Le motoculteur permet de travailler plus en profondeur la terre, la motobineuse fournit un résultat tout aussi correct, mais plus superficiel. Pour un résultat optimal, il convient de réaliser au moins deux passages, d’abord, dans un sens longitudinal, puis transversal.

La
fourche-bêche permet de retourner la terre en profondeur, mais exige de consacrer plus de temps à cette opération. En revanche, son utilisation permet de préserver la microfaune, notamment les vers de terre, auxiliaires bénéfiques du potager par leur action d’aération et d’apport de matière organique. Pour un résultat optimal, le retournement des mottes de terre doit être suivi par l’émiettement par l’action de taper avec le bord de l’outil ou le dos d’un râteau à terre ou d’un croc.  La biogrif grelinette permet d’ameublir la terre en profondeur, sans bouleverser la composition d’origine du sol, en laissant quasiment intacte la microfaune. Elle est utilisée notamment dans le cadre du potager bio. Facile d’utilisation, voici un de ses atouts majeurs : elle épargne le dos ! La technique est simple : il suffit d’appuyer son pied dessus pour enfoncer les dents, tirer en arrière et la soulever puis reculer de quelques centimètres et recommencer.
 
 
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Motobineuse
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Albert, Responsable de service jardinage, Isère 91 guides écrits

Albert, Responsable de service jardinage, Isère
Depuis plusieurs années, je dirige un service de jardinage  auprès  d’une clientèle de particuliers et d’entreprises. J’encadre une équipe de jardiniers et assure  la création et l’entretien des espaces verts. D’autre part, j’apporte mon expertise à mes clients en termes  d’entretien et d’amélioration de leurs jardins.

En effet, de formation commerciale et ayant exercé des fonctions dans l’hôtellerie en début de carrière, je me suis orienté vers l’aménagement paysager au sein d’une collectivité territoriale où j’ai acquis de solides compétences techniques par des formations en interne et par le suivi d’importants chantiers dans une commune en pleine mutation.

Sur le plan personnel, je suis tout aussi tournée vers l’art du jardinage. Avec mon épouse, j’ai créé notre jardin de A à Z et je l’entretiens avec soin, tout comme le potager !  Et pour ce qui est du bricolage ; il n’est pas en reste ! Eh oui, jardiner,  c’est aussi bricoler : pergola, cabane, dallage, clôture, et j’en passe... Il y a toujours à faire dans un jardin !  

Après avoir bien travaillé, mon épouse et moi sommes fiers du résultat obtenu et ravis de pouvoir profiter pleinement d’un environnement convivial et chaleureux!  Alors, vous donner des conseils et vous aider dans vos choix pour l’outillage, l’entretien  ou l’amélioration de votre jardin, rien de plus simple !

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