Comment choisir son motoculteur

Comment choisir son motoculteur
Chapitres :
Guide écrit par :
Sébastien, Rédacteur, Puy-de-Dôme

Sébastien, Rédacteur, Puy-de-Dôme

291 guides
Pour labourer et fraiser, le motoculteur et la motobineuse sont indispensables au jardinier. Charrue simple soc ou charrue brabant, l’important est de tirer un sillon droit ! Cap sur le jardin ! De la motobineuse électrique au motoculteur à fraise arrière, on vous explique tout.  A vos guidons !  

Caractéristiques importantes

  • Puissance
  • Cylindrée
  • Charrue
  • Fraise
  • Largeur de travail

Différences entre un motoculteur et une motobineuse

Si ces deux engins motorisés sont conçus pour le jardinier et destinés à la préparation du sol, une différence notable s’observe : le motoculteur laboure et la motobineuse bine ou fraise. Explication de la subtilité !

Le motoculteur


Le motoculteur laboure à l’aide d’une charrue. Le labour est l’opération qui consiste à retourner la terre en profondeur par l’action d’un soc et d’enfouir ce qu’elle porte en surface dans le but de préparer son ensemencement.
Le résultat du passage de la charrue est le sillon. A défaut de motoculteur, l’outil à main à utiliser serait la bèche !

La motobineuse


La motobineuse bine ou fraise la terre via la rotation de fraises, sorte de roues composées de griffes. Le binage ou fraisage, à la différence du labour, est un ameublissement du sol en surface précédant l’ensemencement.
L’outil à manier à défaut de motobineuse est la binette ou la griffe de jardinier !

Description d’un motoculteur


Le motoculteur est conçu pour labourer des surfaces comprises entre 500 et 3 000 m².
Composé d’un moteur thermique décliné en 2 ou 4 temps, sa puissance est exprimée en chevaux (ch) et sa cylindrée en centimètres cubes (cc ou cm3).
Il dispose de deux roues agraires de diamètre et largeur variables et le plus souvent lestées, d’un guidon optionnellement orientable et d’une charrue qui peut être une charrue brabant. Il peut inclure un contrepoids avant destiné à l’équilibrer et faciliter les manœuvres.

Les principales caractéristiques d’un motoculteur


Si tous les motoculteurs labourent, leurs caractéristiques intrinsèques varient d’un modèle à l’autre et en fonction de la surface pour laquelle ils sont conçus et du niveau de confort dédié au jardinier.
Pour bien choisir son motoculteur, il convient d’être vigilant sur ces différents points :
  • la motorisation ;
  • la charrue ;
  • les roues ;
  • le guidon ;
  • le contrepoids ;
  • le nombre de vitesses ;
  • le montage de fraises.

Description d’un rotavator


Appelé également motoculteur à fraise arrière ou motobineuse, le rotavator se différencie par ces deux roues agraires et ses fraises situées à l’arrière protégées d’un carter évitant toute projection de terre. L’avantage d’une telle mécanique est le confort d’utilisation ; le jardinier ne fait que tenir l’engin et se laisser guider.
Composé d’un moteur thermique décliné en 2 ou 4 temps, sa puissance est exprimée en chevaux (ch) et sa cylindrée en centimètres cubes (cc ou cm3).
D’une profondeur et largeur de travail variables, le rotavator combine la stabilité de l’avancement et la qualité de travail se traduit par la régularité du fraisage lors de l’ameublissement du sol.
La démultiplication dont bénéficie le rotavator de par sa transmission par pignons à l’arrière du moteur est nettement supérieure à une motobineuse classique.

Motoculteur et motobineuse, les avantages d’un outil deux-en-un


Bien que l’adaptation d’un motoculteur en motobineuse nécessite une intervention mécanique, l’avantage du deux outils en un est incontestable !
Même pour un jardin de 1 000 m², préférez une motorisation essence 4 T de 6,5 ch et de 200 cc afin de bénéficier d’un fort couple et de ne pas tourner à plein régime.
La charrue brabant, pour qui dispose d’une grande surface, est indispensable au motoculteur ; 4 fraises sont un minimum pour jouir d’une largeur de travail confortable.
Bien entendu, toute motorisation thermique nécessite un entretien (bougie, filtre, vidange, hivernage, etc.). Quant aux plus petits jardins, ils seront l’affaire de motoculteurs et/ou motobineuses électriques.
Et si vous ne souhaitez réaliser qu’une seule passe, optez pour la fraise de type labour. Sinon, ne mettez pas la charrue avant les bœufs, labourez en automne et fraisez au début du printemps !

Choisir la motorisation du motoculteur en fonction de la surface à travailler


Les moteurs 2 temps tendent à disparaitre au profit des moteurs 4 temps plus durables car développant une puissance supérieure (ch) et de plus grosse cylindrée (cc).
Sans se lancer dans un cours de mécanique, retenez que plus le moteur est de grosse cylindrée, plus il a de couple et moins il est nécessaire de le faire tourner à plein régime pour jouir d’un bon rendement. De fait, la motorisation est préservée car non utilisée au maximum de son potentiel et le confort de travail accru.
La puissance est généralement comprise entre 5 et 7 ch ; les motoculteurs de 5 ch sont réservés à des surfaces inférieures à 1 000 m², tandis que ceux approchant les 7ch sont déstinés aux surfaces de 3 000 m². Cependant, la grande majorité de l’offre est constituée de motoculteurs de 6.5 ch.
A puissance égale, préférez une cylindrée plus grosse. Et malheureusement pour vous, le démarrage des moteurs de motoculteurs et motobineuses se fait grâce à un lanceur.

Les différentes charrues d’un motoculteur


La charrue est l’outil qui creuse le sillon dans la terre, sa lame est appelée soc et ce dernier peut être simple, double ou inclinable soit charrue simple, charrue brabant ou charrue vigneronne.

Charrue simple à un soc

Elle permet uniquement de labourer dans un sens (réalisation d’un seul sillon en aller simple). Cette charrue oblige le jardinier à remonter à vide sous peine de creuser un fossé, chose inutile entre deux raies de pieds de tomates !

Charrue brabant 

Elle dispose de deux socs et permet de labourer son jardin à plein, soit sous forme d’aller-retour en réalisant deux sillons. La charrue brabant peut être à 1/4 ou à 1/2 tour : à quart, le deuxième soc est à la perpendiculaire du premier ; à demi, il lui est symétrique ce qui évite au jardinier de se cogner le genou lors d’une mauvaise manipulation.

Charrue vigneronne 

Elle est à un soc et peut être inclinable à gauche ou à droite en fonction du sillon désiré, elle permet un labour dans les deux sens.

Spécificités des roues agraires d’un motoculteur


Les roues, dites roues agraires car à usage agricole, de par leur dimensionnement facilitent l’usage du motoculteur.
Plus les roues sont de grand diamètre et plus elles sont larges, moins le motoculteur s’enfonce dans la terre meuble et par conséquent plus il est maniable.
Aussi, et au vu de la puissance et de la cylindrée de tels engins, des masses conçues pour alourdir les roues évitent que ces dernières patinent.
De poids variable, ces masses pèsent  généralement 10 kilos.

Caractéristiques optionnelles d'un motoculteur


Au-delà des principales caractéristiques définies en amont, tout motoculteur peut disposer :
  • d'un guidon orientable de bas en haut et de gauche à droite pour un meilleur confort d’utilisation ;
  • d’un contrepoids situé à l’avant de l’engin pour équilibrer la répartition de la masse et faciliter les manœuvres ;
  • de deux vitesses soit une avant et une arrière, certains motoculteurs disposent de deux vitesses avant plus une arrière. 

Rôle des fraises montées sur un motoculteur


Vu l’encombrement de l’engin, si d’un tour de main un motoculteur peut se convertir en motobineuse, c’est un plus indéniable !
Les fraises ameublissent le sol et pour que celles-ci puissent tourner librement, il convient d’abord de démonter charrue, roues et contrepoids de votre motoculteur qui lui laboure.
Montées en-dessous du moteur, les fraises sont entrainées grâce à un réducteur situé au niveau du bas-moteur et leur rotation est assurée par une transmission qui peut être :
  • à chaine : située à l’intérieur d’un carter ;
  • à courroie : située à l’extérieur et reliée à l’axe des fraises, cette transmission peut s’avérer dangereuse en cas de mauvaise manipulation ;
  • par pignons davantage sécuritaire et durable. 

La motobineuse électrique n'est pas un motoculteur électrique


Au jour de la rédaction de cet article, le motoculteur électrique reste un fantasme... En effet, les outils motorisés de jardin qui répondent à cette appellation sont des motobineuses électriques et leur action sur la terre est bien différente de celle d'un motoculteur. Comme explicitée plus haut dans le guide :
  • un motoculteur laboure, il creuse un sillon en profondeur à l'aide d'une charrue, c'est le premier labour ;
  • une motobineuse fraise, elle ameublit la terre en cassant les mottes en surface, c'est un binage avant semis. 

La motobineuse électrique pour les petits jardins 

La motobineuse électrique peut toutefois être utilisée avant semis et convient pour biner des jardins et potagers d'une surface de 200 m² maximum.

Conseils pour bien choisir son motoculteur


La profondeur de travail des motoculteurs est généralement de 40 cm maximum, le minimum étant de 15 cm.
Les motoculteurs les plus puissants et coupleux possèdent des motorisations diesels et font facilement 8 ch et 300 cc. De telles motorisations permettent un labour profond et sur des surfaces de 3 000 m².
Les boites de vitesses monoblocs permettent difficilement des réparations de par leur conception.
A puissance égale, il est préférable de choisir une cylindrée supérieure afin de préserver la motorisation du motoculteur.
Le blocage d’une roue, dit du différentiel, permet de tourner plus facilement le motoculteur en bout de sillon (la roue fixe jouant le rôle de levier).
Une remorque peut être tractée par un motoculteur, le cylindre d’attelage étant relié à la chape de l’engin par un timon.
 
Guide écrit par :

Sébastien, Rédacteur, Puy-de-Dôme 291 guides écrits

Sébastien, Rédacteur, Puy-de-Dôme
A l’issue d’études dans le commerce, j’ai appris par opportunité la profession de charpentier. Noble mais dur métier, les hivers et la pluie m’ont incité à descendre des toits et à pousser les portes d’une quincaillerie où sans grande surprise, je me suis retrouvé quincaillier.


De vis en boulon, j’ai travaillé au fil des années dans tous les rayons de magasins de bricolage où j’ai eu le loisir d’apprendre l’utilité et le fonctionnement de tout ce qui s’y vendait. Entre deux magasins, je n’hésitais pas à travailler comme serrurier, couvreur, menuisier ou dans le secteur industriel.

Mon expérience terrain conjuguée à mes connaissances techniques me permet de jauger le vrai du faux dans le choix des outils et équipements. Préférant restituer un conseil désintéressé à l’écrit que me répéter du lundi au samedi dans un magasin, il était naturel que je me dirige vers le métier de rédacteur.

Les produits liés à ce guide