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Comment choisir ses protections auditives

Guide écrit par :
Albert, Responsable de service jardinage, Isère

Albert, Responsable de service jardinage, Isère

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Casque anti-bruit, bouchons d’oreilles, casque serre-tête et casque électronique protègent les oreilles des nuisances sonores mesurées en décibels. Les protections auditives se choisissent selon le niveau d’affaiblissement, le niveau sonore auquel l’utilisateur est exposé et l’usage, continu ou intermittent.

Caractéristiques importantes

  • Bouchons d'oreille
  • Casque anti-bruit
  • Nombre de décibels

Exposition au bruit : attention danger


Dans la vie de tous les jours, au travail comme à la maison,
nous sommes exposés au bruit. Les sources sonores sont diverses et variées : circulation automobile, trafic aérien ou ferroviaire, chantiers de BTP, appareils domestiques, outils motorisés…
 
L’exposition quotidienne aux nuisances sonores peut conduire à banaliser le bruit et à négliger les risques qu’il représente pour la santé. En effet, les troubles de l’audition sont généralement irréversibles et peuvent provoquer la surdité.

Lors de l’utilisation de machines très bruyantes, il faut protéger nos oreilles. Pour cela, le port de PICB, protections individuelles contre le bruit, est indispensable.

Les protections auditives : nécessité, réglementation et choix adapté

Les PICB, ou protections auditives, font partie des équipements de protection individuelle (EPI). Ils se présentent sous des formes différentes et ont des caractéristiques particulières. Afin de faire le bon choix, il convient de connaître les enjeux de l’exposition au bruit, ainsi que les types de protection auditive et leurs caractéristiques.

Se protéger dans un environnement bruyant

La lutte contre le bruit est une affaire de santé publique.
La surdité est la deuxième maladie professionnelle avec environ 700 nouveaux cas recensés chaque année en France. C’est pour dire que l’enjeu est important !

À noter que la surdité non seulement diminue l’audition de manière significative, voire une perte en totalité, mais elle entraîne aussi des troubles tels que l’irritabilité, le stress, et même des pertes d’équilibre.

D’autre part, elle peut être contractée dans le cadre de la vie privée, en utilisant notamment des machines bruyantes, sans porter des protections auditives.

La réglementation en matière de lutte contre le bruit

Le bruit est mesuré par sa fréquence en Hertz (Hz), et par son intensité en décibels (dB). La réglementation prend en compte l’intensité du bruit pour en fixer les seuils de protection et les limites d’exposition autorisées. Le seuil à partir duquel il devient obligatoire de porter des protections auditives est de 85 décibels.
 
Quant à l’exposition au bruit, voici les durées maximales admises par la législation, fixées sur la base d’une corrélation intensité / durée d’exposition :
  • 80 dB /  8 heures ;
  • 83 dB /  4 heures ;
  • 86 dB / 2 heures ;
  • 89 dB / 1 heure ;
  • 92 dB / 30 minutes ;
  • 95 dB / 15 minutes ;
  • 98 dB / 7.5 minutes.
 À noter que les valeurs exprimées tiennent compte du port de protections auditives par les salariés et signifient qu’une exposition de 7,5 minutes à 98 décibels est aussi dangereuse que de s’exposer pendant 8 heures à une intensité sonore de 80 décibels.

Normes requises et principaux types de protections auditives


Toutes
les protections auditives doivent être conformes aux normes européennes et françaises et, à ce titre, présenter les renseignements suivants :
  • le marquage CE attestant de leur conformité aux directives européennes de qualité requises et aux procédures réglementaires auxquelles elles ont dû se soumettre ;
  • les normes françaises (NF) et européennes (EN) auxquelles elles doivent être compatibles ;
  • le SNR, c’est-à-dire, l’indice global d’atténuation du bruit qui doit être indiqué dans la notice d’utilisation.
Il existe deux principaux types de protections auditives : les bouchons d’oreille et les casques anti-bruit.

Les bouchons d’oreilles : à privilégier pour une utilisation continue

Pratiques, les bouchons d’oreilles se déclinent en plusieurs types et sont fabriqués avec des matériaux différents. Ils peuvent être réutilisables ou non. De manière générale,
ils sont préconisés pour une utilisation ininterrompue, en atelier pour le bricolage, notamment. Il existe 5 types de bouchons.
  • Les bouchons jetables en mousse, de forme conique s’adaptent à l’anatomie de l’oreille. Ils ont l’avantage d’être faciles d’utilisation, mais ils ne sont pas adaptés à une utilisation par intermittence.
  • Les bouchons réutilisables en thermoplastique ou en élastomère présentent l’avantage de se mouler à la plupart de conduits auditifs. Néanmoins, dans certains cas, ils peuvent provoquer une gêne. Ils peuvent être munis d’une cordelette ou d’un arceau.
  • Les bouchons réutilisables avec cordon ont l’avantage d’être compatibles avec d’autres EPI, équipements de protection individuelle, tels qu’un casque ou une visière de protection.
  • Réutilisables, les bouchons montés sur arceau sont parfaitement adaptés à des utilisations en continu ou par intermittence, comme pour les travaux de jardinage. L’inconvénient est qu’ils ne sont pas toujours compatibles avec l’utilisation d’autres équipements, comme un casque, par exemple.
  • Réutilisables et adaptés à chaque conduit auditif, les bouchons moulés sur mesure sont plus onéreux mais présentent une efficacité et un confort d’utilisation imbattables. Ils représentent une solution intéressante pour des utilisations sur le long terme.
De manière générale, les bouchons sont pratiques et atténuent le bruit jusqu’à 35 décibels. Néanmoins, ils ne sont pas adaptés pour les travaux en intermittence et peuvent être gênants chez certaines personnes, à l’exception de ceux moulés sur mesure.

Pour les bouchons réutilisables, il faut prévoir leur entretien après chaque utilisation avec des produits spécifiques ou de l’eau légèrement savonneuse et suivi d'un rinçage. Ces dispositifs sont à stocker dans un endroit hygiénique.

À noter que, dans tous les cas, il faut tenir compte du niveau sonore à atténuer et choisir l’indice d’affaiblissement sonore (SNR) le plus adapté.

Les casques anti-bruit : conseillés pour un usage intermittent

Les casques anti-bruit sont des protections auditives formées par deux coquilles dotées de coussinets et reliées par un serre-tête, ou un serre-nuque ou encore fixés ou à fixer sur un casque ou une visière. Voici les modèles les plus courants.

Casques anti-bruit munis d’un serre-tête

C’est le modèle plus répandu. Il peut présenter des coussinets remplaçables ou fixes, être diélectrique (non conducteur d’électricité) ou pas, être doté de coussinets en mousse ou remplis d'un liquide qui permet de les rendre plus souples et de mieux s'adapter à la morphologie de chaque utilisateur.

Casques anti-bruit avec serre-nuque


Peu fréquemment utilisé, il est néanmoins pratique et s’adapte à des multiples utilisations notamment en association avec un casque ou une visière.

Coquilles anti-bruit montées sur casque ou visière


Démontables ou non, elles sont utilisées en association avec d’autres EPI. Elles présentent un bon confort d’utilisation. Il est néanmoins important d’assurer un bon réglage des coquilles.

Casques anti-bruit électroniques

Munis d’un microphone extérieur et d’un haut-parleur intérieur, ce dispositif filtre automatiquement les bruits de forte intensité et restitue fidèlement les autres sons.

De manière générale
les casques anti-bruit sont préconisés pour une utilisation en extérieur et par intermittence, comme pour les travaux de jardinage, par exemple. Si leur avantage est leur maniabilité, leur principal inconvénient,  réside dans leur utilisation déconseillée en cas de forte chaleur en été, du fait de la rétention de la transpiration à l’intérieur de l’oreille.

À noter que le SNR, indice d’affaiblissement global du bruit, doit être un critère primordial, afin d’adapter les protections auditives à l’intensité sonore émise par les machines à utiliser.
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Albert, Responsable de service jardinage, Isère 90 guides écrits

Albert, Responsable de service jardinage, Isère
Depuis plusieurs années, je dirige un service de jardinage  auprès  d’une clientèle de particuliers et d’entreprises. J’encadre une équipe de jardiniers et assure  la création et l’entretien des espaces verts. D’autre part, j’apporte mon expertise à mes clients en termes  d’entretien et d’amélioration de leurs jardins.

En effet, de formation commerciale et ayant exercé des fonctions dans l’hôtellerie en début de carrière, je me suis orienté vers l’aménagement paysager au sein d’une collectivité territoriale où j’ai acquis de solides compétences techniques par des formations en interne et par le suivi d’importants chantiers dans une commune en pleine mutation.

Sur le plan personnel, je suis tout aussi tournée vers l’art du jardinage. Avec mon épouse, j’ai créé notre jardin de A à Z et je l’entretiens avec soin, tout comme le potager !  Et pour ce qui est du bricolage ; il n’est pas en reste ! Eh oui, jardiner,  c’est aussi bricoler : pergola, cabane, dallage, clôture, et j’en passe... Il y a toujours à faire dans un jardin !  

Après avoir bien travaillé, mon épouse et moi sommes fiers du résultat obtenu et ravis de pouvoir profiter pleinement d’un environnement convivial et chaleureux!  Alors, vous donner des conseils et vous aider dans vos choix pour l’outillage, l’entretien  ou l’amélioration de votre jardin, rien de plus simple !

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